‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 58 sur 184 · BEAUTÉ DE SA MORT · texte numérisé non relu

BEAUTÉ DE SA MORT

toates les délicatesses de la yie. Il réunissait tous les courages : on Tayait yu intrépide sur le champ de bataille, plus intrépide encore sur la place publique résistant aux caprices, de la multitude qui lui demandait, alors qu'il était sénateur, de mettre injustement dix généraux en jugement; il ayait également enfreint les ordres iniques des trente tyrans d'Athènes. Les railleries d'Aristophane, qui ayait traîné son nom sur la scène, ne rayaient ni ômu ni irrité. Il déploya cette même fermeté indomptable quand il fut traduit deyant ses juges sous rinculpation d'impiété. « Si yous yonliez m'absoudr.e, disait-il aux Athéniens, sous la conditioB que je me tairai désormais, je yous dirais : Je yous aime et je yous honore, mais je dois plutôt obéir aux dieui qu'à yous. Ai deyant les juges, ni deyant l'ennemi il n'est permis, ni à moi, ni à aucun autre d'employer toute sorte de moyens pour éyiter la mort. Ce n'est pas la mort qu'il est difficile d'éyiter, mais le crime : il court plus yite qu'elle. C'est pourquoi, yieux et pesant commt' je le suis aujourd'hui, je me suis laissé atteindre parla mort, qui est plus lente ; et mes accusateurs , si yigooreux et si légers, ont été atteints par le crime qui est plus agile. Je m'en yais donc subir la mort; ils subiront l'infamie et l'iniquité. Je m'en tiens à ma peine commt* eux à la leur. Tout est dans l'ordre*. » C'est la même fidélité au devoir qui pousse Socrate à refuser de fa»' de sa prison, afin de ne pas yiolcr les lois de cette

* 'AXXà \LYi où tout' ri ^a^STubv OivaTOV ây-çuYSÏv, àXXà xoXu y}- Xeicd^Tepov icovTQpCav Oarrov ^àp 6avavou 6eï, Platon^ ApoL, 29.

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