‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 62 sur 184 · SON AMOUR DE LA VERITE. I · texte numérisé non relu

SON AMOUR DE LA VERITE. I

cfoi donnait une forme transparente à ses pensées^ titiste inspiré autant que profond métaphysieien, Platon a laissé dans ses Dialogues une de ces œuvres parMtes comme Fhumanité n*en compte pas une en pliisi60rs siècles. Quand il dit dans sa République que le |das ravissant spectacle serait celui d*nne âme et d^ corps également beaux, « unis entre eui, en qui toutes les qualités seraient dans un complet accord, ^ 3 a défini sans le savoir sa manière; car, chez lui, la pensée a trouvé dans le style une forme égale à sa beanté^

Platon, comme Socrate, a eu pour la vérité Famour lephis fervent. « Si quelque chose, Usons-nous dans le Banquet , donne du prix à la vie humaine , c'est la contemplation de la beauté absolue. Que pourrionsnoQs penser d'un mortel à qui il serait donné de contempler la beauté pure, shnple, sans mélange, non inerétae de chairs et de couleurs humaines, et de toutes tes antres vanités périssables , la beauté divine , homogène et absolue? Ne crois-tu pas que cet homme, étant le senl ici-bas qui perçoive le beau par Forgane auquel le beau est perceptible , seul engendre des vertus véritables, puisque c'est à la vérité qu'il s'attache? Or, c'est è celui qui enfante et nourrit la véritable vertu qu'il appartient d'être chéri de Dieu, et si quelque autre doit être immortel c'est celui-là surtout. Pour atteindre à ce ^nd bien , la nature humaine trouverait difBcilement

* Voir les Dialogue* de PMon, tradaction de M. Cousin; voir anssi la raduction de M. Schwalbé, dans Tédition Charpentier. Pour le texte nous itons d'après l'édition de Bekkler.

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