LES QUATRE ESPÈCES D'ËTBES CRÉÉS
mal divin^ formé d'après Fidée parfaite de ranimai ou d'après Fanimal type et idéal qui comprend en loi comme des parties tous les animaux particuliers, depuis les plus élevés dans T échelle des êtres jusqu'aux plus infimes, car la perfection réside toujours dans TunUé. « Ainsi le monde est un animal visible, unique, renf^* mant en lui tous les animaux qui ont un rapport naturel avec lui. Pour que cet animal fût semblable, par son unité à l'animal parfait, son auteur n'a pas fait deux mondes, mais il n'a produit que ce seul ciel qui est et qui sera unique. Il lui donne la forme qui lui était appropriée, et comme il devait contenir tous les êtres, cette forme fut sphéroïde. La nature de l'animal, en soi, se trouvant être éternelle , il n'était pas possible de l'attribuer complètement à l'animal qui avait été produit : il créa dans le temps une image mobile de l'éternité*. »
De cet animal divin et unique qui s'appelle le monde. Dieu fit sortir toutes les espèces d'animaux que l'intelligence voit comprises dans l'animal idéal, qui est le prototype de la création dans ses détails comme dans ses grands traits. U y a quatre espèces d'animaux : la race céleste des dieux, l'espèce volatile qui traverse les nues , celle qui habite les eaux et celle qui marche sur la terre ^. Chaque astre est un animal divin et étemel , une divinité véritable quoique secondaire. Ces dieux brUlants dont notre œil peut suivre les mouvements mystérieux dans le ciel ont été chargés de
* Platonis Opéra, tome VIT, p. 159.
« Timée, id., p. 167.