‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 66 sur 184 · L'HOMME EST UN MIŒIOGOSME · texte numérisé non relu

L'HOMME EST UN MIŒIOGOSME

la création des êtres inférieurs* Ils constituent TOlympe grec. Le Dieu suprême leur fournit la partie divine et immortelle qui doit s*unir à la partie mortelle chez ceux de ces êtres qui, comme Tbomme, reproduisent encore par un côté le type du bien* absolu ' . Chacun d*eux est en relation avec un astre particulier dans lequel il letournera, s'il fait prédominer en lui, par la Tertu, la partie divine sur la partie sensible; ceux, au contraire, qui se Uvreront au mal parcourront, après leur mort, mie série de migrations au trayers des formes inférieures de Fexistence jusqii*à leur épuration complète ^. La prédemlnance de l'élément divin sur F élément matériel est impossible aussi longtemps que les mouvements désordonnés du corps n'ont pas été réglés par la Maison. Phton distingue en l'homme trois parties : d'abord la raison, qui vient du Dieu suprême; le corps, qui est l'élément matériel; et l'âme, qui est le chaînon intermédiaire. L'être humain est ainsi formé à l'image du monde, dont il est en quelque &orte un modèle réduit, ftur sa partie supérieure il touche à Dieu , et par sa partie inférieure il tient à cette matière incohérente, oatrice de tous les êtres. Sa raison reflète le monde ^Yin des idées , le monde de la beauté , de l'harmonie et dû bien. Par ce côté, l'homme est immortel; mais ^tte immortalité n'est nulle part clairement définie et ^û ne peut savoir si elle est vraiment personnelle. Du ï^este, il y a toujours une grande distance entre l'honune ^Dieu. « La nature divine n'étant jamais en communi-

* Timée, id., p. 179.

^Hotonis Opéra, p. 1Î4.

Page 1