I. — LE PAGANISME GRÉCO-ROMAIN
TRANSFORMATION DU PAGANISME ANTIQUE IIS ALEXANDRE ET SOUS LA DOMINATION ROMAINE.
La Grèce sous Alexandre et ses successeurs,
\ décadence de F hellénisme commence à F époque a plus grande gloire extérieure ; elle remonte aux [uètes d'Alexandre; car, pour lui, c'était descendre de subir Tinfluence de l'Orient, c'était revenir en re et retomber en partie de l'humanisme sous le des religions de la nature. D'ailleurs, ce rappro lent de tous les cultes , cette rencontre de tous les & devait à la longue les détruire les uns par les 3s, et^ de tous ces débris d'autels, former l'autel au inconnu , héritier mystérieux que le monde vieilli idit longtemps. Depuis Philippe et Alexandre, l'antype démocratique, si favorable au développement esprit hellénique, s'efface de plus en plus; il dispasomme disparait une institution qui a possédé une de vitalité, non pas tout d'un coup, mais graduelle-
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ment et avec des retours fréquents. Athènes jeta encore un yif éclat sur la Uberté mourante; dans cette YÎIle des muses, la gloire politique était inséparable de la gloire littéraire ; Démosthène , tout en défendant la république, donna au monde les plus beaux modèles de r éloquence, et conféra Timmortalité à des discours d'occasion grâce à la perfection de la forme. Depuis la mort de ce grand citoyen, Athènes ne fit plus que déchoir, et, malgré quelques yelléités d'indépendance, elle s'accoutuma peu à peu au joug étranger. On Title peuple qui avait applaudi les harangues de Démosthène, venir au devant du roi Démétrius, quelques années après sa lutte héroïque contre la Macédoine, avec des couronnes de laurier et des chants tels que ceux-ci : « Les autres dieux sont trop loin ou sont sourds ; ils ne sont pas ou ils n*ont pas souci de nous. Toi, nous te voyons devant nous ; tu n'es pas un simulacre de bois m de pierre, mais un corps de chair et de sang\ » Les divers états de la Grèce subirent le même sort; ballottés de domination en domination dans les luttes des lieutenants d'Alexandre , ils essayèrent de reconquérir leur indépendance en formant des confédérations ; mais il» ne surent pas même s'unir pour la défense d'une cause commune ; les ligues achéenne et étolienne s'affaiblirent par leurs divisions , et Sparte essaya en vain de reconquérir la suprématie. Divisés entre eux, ces petits Etats invoquèrent l'appui d'alliés dangereux, se tournant tantôt vers la Macédoine, tantôt vers l'Egypte, et pr*-
» Ritter, Histoire de la philosophie ancienne, t. III, p. t5i.