‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 3)Chapitre 80 sur 184 · LE SCEPTICISME DE LA NOUVELLE ACADÉMIE · texte numérisé non relu

LE SCEPTICISME DE LA NOUVELLE ACADÉMIE

Ktkms pratiques. Si le stoïcisme fut puissant eomme rotestation contre les pires infamies du paganisme, il g borna à constater la décadence sans la retarder d'un mr.

Le scepticisme n'avait trouvé son maître ni dans le •tolcisine ni dans Tépicuréisme. Aussi reparaît-il sous me forme nouvelle. Il prétend se couvrir du nom de Platon et renouer la chaîne de la vraie tradition socraiqoe. La nouvelle académie, d*abord modérée et prulente avec Arcésilas, déclare bientôt, par la bouche leCaméade, que toute certitude est impossible. S'em- )arant de Tidée des stoïciens que la sensation est }a mrce de nos connaissances , Garnéade établissait sans )eine que la sensation ne donne rien d'absolu ni de certain , et il en concluait qu'il faut nous en tenir au nnusemblable * . D'un tel principe on ne pouvait tirer [Qe i'eudémonisme , et Garnéade ne s'en fit pas faute> ^i depuis que la philosophie avait déserté les hauteurs In platonisme , elle était fatalement ramenée au sceptiisme et au matérialisme. Elle se condamnait au triste Aie de maximer les pratiques d'une époque de corrupm.

Si, de la philosophie, nous passons à la littérature, )os serons encore plus frappés de la transformation li s'opère dans le génie grec. On sent qu'il a perdu aspiration créatrice; il ne respire plus l'air vivifiant ! la liberté et ne se retrempe plus dans les luttes dé- [^cratiques. Aussi, pour tout ce qui implique le déve-

1 Ritteret Preller^ p. 404^ 405.

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