DÉCADENCE LITTERAIRE. -^ LA POESIE ERUDITE
loppement de la vie politique, la décadence est notoire. La comédie nouyelle et Fidylle sont les seuls genres qui conseryeut une distinction réelle. C*est que lénandre pour peindre les yices de la yie privée, et Théocrite pour célébrer les charmes de la solitude, n*ont pas besoin des nobles inspirations du patriotisme. Bien ne les remplace pour la grande poésie et Fhospitalité splendide que reçoivent dans le Musée d'Alexandrie ta représentants les plus éminents des lettres et des sdences, ne leur rend pas le sou£Be qui animait les Eschyle, les Sophocle et les Pindarc. La tragédie n*est plus h représentation solennelle des mythes nationaux; c*est un exercice littéraire, un concours académique dont on roi distribue les récompenses. Les sept poètes de la pléiade, malgré leur appellation ambitieuse, ne dépassent pas la médiocrité : ce sont des déclamateurs et des érudits. La poésie épique tourne à la dissertation; elle devient didactique et scientifique. Gallimaque de Cjrène ne chante pas les héros ; il célèbre les causes. Dicéarqae écrit une description géographique de la Grèce, etÂratus fait un poëme sur les phénomènes. Les Arganavies d'Apollonius de Bhodes ont beau recouvrir la science d'une forme souvent poétique, Térudit l'emporte sur le poète; la foi, la naïveté, l'enthousiasme lui manquent. Quelquefois la poésie est rencontrée comme par accident; on est saisi par un beau vers, par une brillante description; mais la réflexion domine, et avec elle la froideur. Le moment n'est pas encore venu où une source nouvelle de poésie jaillira de la terre desséchée, la poésie de la tristesse éclairée d'un pressentiment pro-