ÉCLAT DE LA YDE ROMADŒ
remportait encore snr le Inxe des particaliers. Diviséf en quatorze régions, Rome comptait une muttitad innombrable de temples et d'aqaedncs. Les finrmi étaient entourés d*nn millier de statues. Le fbrom prii cipal était ceint de deux portiques de colonnes riche ment ornées ; les temples se groupaient tout autom le peuple promenait majestueusement son ennui soa ces yastes portiques. Les thermes qui lui étaient destiné étaient ornés de tableaux. Payés ayec le marbre d'à lexandrie, remplis de mosafques précieuses, ils ya salent Feau du bain par des robinets d'argent ' . Les àa ques n'étaient pas moins magnifiques. Caligula alla joa qu'à y faire semer de la poudre d'or *. Bome était yrai ment la résidence royale du peuple dominateur d monde. La yille impériale jetait un tel éclat que, sefar l'expression de Pline, elle semblait ayoir fait loyer suri terre un autre soleil. Apulée l'appelle la yille sainte. 0: y menait une existence de fêtes et de loisirs, en passafi sans cesse du Champ de Mars au Cirque et au Forum. Cependant rien n'est plus précaire que cette existenè somptueuse. Le peuple romain yit, non de son travail mais d'aumônes. Tous les arts et tous les métiers son abandonnés aux esclaves ; quant à lui , il est nouif et amusé par ses maîtres. C'est d'Egypte que rient S' subsistance ; et sa vie , selon l'énergique expression À Taeite, est confiée aux hasards de la mer*. La fortune
1 Sénèque, ép. LXXXVI.
* Suétone, Caligula, 18.
' « Navibus et casibus vita populi romani permissa. » Tacite^ âwmI^* XIL 43.
ASSERMSSEMENT UNIVERSEL. 203
des riches est obérée par le fisc et dévorée par les énormes dépenses d'un Inxe insensé. La population diniinne dans des proportions effrayantes. L* esprit de famille disparaît: on ne veut pins se marier. En vain Auguste promidgne la loi Pappia Poppsa, qui punit le célibat et accorde des récompenses aux nombreuses familles ; on j échappe par le subterfuge des adoptions. L'Italie qui compte aujourd'hui dix-sept millions d'habitants n'en comptait alors que dix au plus. Ainsi, même au point de îue le plus extérieur, cette civilisation si admirée ne faisait que recouvrir d'un manteau brillant la décrépitude. On peut se représenter ce qu'elle était au point de vue politique et moral.
Les historiens qui, comme Gibbon, sont en admiration deyant la grandeur de l'empire, oublient de quel prix cBe était payée. Cette grandeur était la ruine de toutes les nobles espérances du monde antique. L'empire était It plas affreuse déception pour une société qui avait tout sacrifié à la vie publique. La servitude, relevée par I* gloire et procurant la paix publique , comme sous Angnste, semblait déjà un irréparable malheur dont wcun grand citoyen n'eût voulu se consoler. Mais delà servitude à la bassesse il n'y a qu'un pas, et l'on sait combien il fut rapidement franchi. Il fallut se courber ^tis une domination ignominieuse , stupide et cruelle. 8i, par une retraite digne et prudente , on évitait pour ^i cette honte, on n'en devait pas moins assister en frémissant au hideux spectacle de l'asservissement de Bome et voir, comme le dit Tacite , consuls , sénateurs ^t chevaliers se précipiter dans la servitude avec une