MYSTÈRES DE MITHRA
déesses... PuissaDce unique, le monde m'adore sous des formes variées et sous des noms multiples par des rites diflférents *... « La déesse, après avoir rappelé qu'elle est la grande mère des Phrygiens, la Vénus de Paplios, la Cérès d'Eleusis, réclame le nom d'Isis comme son nom par excellence. Apulée nous fait entendre à mots couverts que les mystères de la divinité égyptienne roulaient sur le renouvellement de la vie dans la mort. « J'approchai, nous dit l'initié, des confins de la mort; je foulai du pied le secret de Proserpine, et j'en revins en traversant tous les éléments. Au milieu de la nuit, je vis resplendir l'éclatante lumière du soleil; je m'approchai des dieux de l'enfer et de ceux du ciel et je les adorai de près ^. » On peut inférer de ces mots que les mystères d'Isis représentaient la migration de l'âme après la mort. Traversant d'abord le sombre passage tant redouté, elle s'élevait d'astre en astre jusqu'au soleil, où elle retrouvait la lumière et la plénitude de la vie. La même pensée reparaît dans la parure mystique de l'initié, dans ces douze robes sur lesquelles les animaux sidéraux étaient représentés, et dans cette couronne de palmier dont les feuilles se dressaient en forme de rayons autour de sa tête.
Les mystères de Mithra rivalisèrent d'importance avec ceux d'Isis et de Sérapis ^ Tout devait contribuer
* « Numen unicum, multifonni specie, ritu vario, nomine mu]tijugo totus veneratur orbis. » (Id.)
• « Accessi confinum mortis et calcato Proserpinae limine. » {Id,)
' Voir, sur le culte de Mithra, Dunker, Geschichte des Alterthums,