LEUR ORIGINE
à assurer leur succès. Ils se rattachaient par leur origine à la religion la plus pure de Tancfen Orient, à ce coite de Zoroastre qui se distinguait heureusement des cultes infâmes de TAsie, et qui se prêtait, avec la flexibilité de toutes les religions polythéistes, aux transformations capables d'étendre son influence. Il est certain que la religion persane, tout en demeurant fidèle au dualisme qui en est T essence, fit de nombreux emprunts au christianisme. Elle développa surtout un dogme qui n'était qu'en germe dans sa forme mdimentaire, celui de la médiation rédemptrice entre la terre et le ciel, mais sans parvenir jamais à s'élever au-dessus du naturalisme. Nous avons vu dans l'exposition rapide que nous avons donnée de cette religion, qu'Ormuz, le principe lumineux et bienfaisant, est soutenu dans sa lutte contre le ténébreux Ahrimane par des êtres purs et brillants semblables à loi : ce sont les Amshapsands ou les bienveillants, et les Izeds ou les vénérables. Dans la première période du parsisme, les Izeds sont plutôt de simples personnifications des attributs d'Ormuz que des êtres réels. On les distingue difBcilement les uns des autres, et tous ensemble ils se confondent avec le principe lumineux dont ils émanent comme d'un foyer ardent. Hais plus on avance dans l'histoire du parsisme, plus les Izeds revêtent une individualité tranchée; ils de-
1, 235 et suivants; — Dœilinger, ouvr. cité, p. 382; — Mémoires des inscriptions et belles lettres, t. XVI, p. 272 et suivantes; t. XXlX,p. 120;
— Hammer, Mémoire sur le culte solaire de Mithra. Caen, 1833; —
— A. de Broglie, V Eglise et r Empire romain au quatrième siècle, f partie^ !«' vol., p. 15t>.