‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 119 sur 277 · INFAMIE DES DIEUX PAÏENS · texte numérisé non relu

INFAMIE DES DIEUX PAÏENS

tous ces dieax qui offensent la conscience, Fapologiste interpelle Jupiter en ces termes : « Qu'il se présente, le père des hommes et des dieux! N'avait-il pas poussé la lubricité à un tel point que nulle femme n'échappait à sa passion et à sa violence. Moi aussi, ô Homère, j'ai admiré les beaux vers où tu nous montres le fils de Saturne aux yeux d'azur, ébranlant tout l'Olympe quand il fait un signe et qu'il laisse découler l'ambroisie de sa tête immortelle. Tu nous fais Jupiter bien grand, mais présente-lui la moindre occasion, le voilà qui se dément et souille sa chevelure * . » Après avoir tracé une &ible esquisse des débordements du père des dieux et des crimes de ses enfants. Clément conclut par ces mots : « 0 femmes qui adorez de telles divinités, allez leur demander des époux qui apprennent la chasteté en leur devenant semblables^; ayez soin que vos enfants grandissent en les vénérant, afin que dans leur maturité ils reproduisent par le vice leur divine image. » Quant aux déesses, elles surpassent les dieux, et elles sont, par leurs allures de courtisanes, la pire honte de l'Olympe*. Ces divinités impures n'ont pas même la puissance en partage ; si elles vont à la guerre, elles y reçoivent des blessures ; on les voit sans cesse assujetties aux plus humiliants ofSces. Plusieurs dieux ont été réduits en esclavage, comme Apollon chez Admète, et Hercule chez Laomédon. Minerve marchait devant Ulysse un flambeau à la main en guise de servante,

• 'EÇeXéfXS'^a'. ô Çsùç. [Protrept., II, 32.)

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