‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 120 sur 277 · INFAMIE DES DIEUX PAÏENS · texte numérisé non relu

INFAMIE DES DIEUX PAÏENS

Vénus remplissait auprès d'Hélène les fonctions d^une Yile entremetteuse. Tous ces prétendus dieux ne sont que des hommes morts depuis longtemps, dont on peut fouler la cendre comme celle des mortels ordinaires ^ « Vos fables ont vieilli , Jupiter n'est plus ni dragon, ni cygne, ni aigle; il n'est plus un homme enivré d'amour, il ne vole plus, il n'enlève plus des enfants; ses

passions et ses violences ont pris fin Où vole donc

cet aigle? où est ce cygne? Où est Jupiter? Ses ailes se sont alourdies comme lui-même. Il ne s'est point repenti de ses débordements , il n'a point appris la continence; mais la fiction a été dévoilée. Léda n'est plus, l'aigle est mort, le cygne aussi. Pour trouver votre Jupiter, il n'est pas nécessaire de monter au ciel, fouillez la terre. Callimaque le Cretois vous dira où il est enterré^. Il est mort comme meurt l'homme, et l'homme voluptueux. » Les animaux adorés en Egypte sont bien préférables aux dieux olympiens dont la Grèce est si fière; ils sont plus purs et moins cruels^. « Ces faits, ajoute Clément, nous les empruntons aux auteurs que vous lisez tous les jours. » Et c'est là ce qui fait la force de l'apologiste. Toutefois, il n'est pas conséquent avec lui-même, quand, après avoir établi d'après l'aveu d'Homère, que les dieux sont de la race des hommes, il les représente comme des puissances démoniaques, répandues dans les airs, et avides de la vapeur

1 Protrept., II, 35.

« Zi^Tst COU TGV Aia* |JLY) xbv oupavbv, àXXà tyîv y^v ^oAuiupaYjjL^vet. {Id., 11, 37.) 8 /û?., II, 39.

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