‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 125 sur 277 · SON ÉSOTÉRISME · texte numérisé non relu

SON ÉSOTÉRISME

ses clartés trop vives pour les yeux peu habitués à l'éclat de la vérité. « Ainsi, nous dit Clément, la divine philosophie de l'Evangile est aussi bien destinée à la femme qu'à l'h.omme*. » L'une des plus grandes lacunes de la philosophie grecque nous est indiquée dans ces mots : elle avait laissé en dehors de son influence la moitié du genre humain , celle qui joue un si grand rôle dans le développement des âmes ; elle avait dédaigné les épouses et les mères. La femme était demeurée dans l'ombre du gynécée comme un être inférieur. Toutes les fois qu'elle en avait été tirée, c'était au prix de sa chasteté; la culture intellectuelle pour elle avait été inséparable de la corruption morale. Elle n'a- Tait pas d'autre alternative que d'être une matrone ignorante ou une Aspasie. Le christianisme l'a relevée de cette ignominie, il nous a appris que l'homme et la femme avaient le même Dieu, le même maître : c'est qa'en réalité le Verbe est plus qu'un simple maître, c'est un berger. « Or les brebis ne peuvent se passer du berger^.» Ailleurs Clément a admirablement présenté ce caractère charitable de l'enseignement du Christ qui le distingue de tout autre. « Que veut le Verbe divin, dit-il, dans son Discours aux Grecs, que Teut-îl dans son chant sacré sinon ouvrir les yeux des aveugles et l'oreille des sourds, redresser la marche de celui qui boite et ramener l'homme égaré dans le sentier de la justice, mettre fin à la corruption, vaincre la

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