‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 13 sur 277 · VITHIIA £ST I.E DIEO MEDIATEUR, LE MESSIE PERSAN. 1S · texte numérisé non relu

VITHIIA £ST I.E DIEO MEDIATEUR, LE MESSIE PERSAN. 1S

ï(Hiiie Toulait pas abandonner. La légende de Mithra a «bl^ tontes les fluctnations du parsisme. Ce dieu ne fat d'abord, comme nousTaTons dit, qu'une simple personnification d'Ormuz; il résidait entre le soleil et la lone; on voyait en lui le principe de vie, qui féconde et cooYre la prairie de son vert manteau, le germe des germes, eelm qui fait jaillir les eaux et fait croître les «Ares. « J'invoque, je célèbre Mithra, lisons-nous dans le plus ancien livre des Persans, Mithra qui multiplie les couples de bœufs, qui a mille oreilles, dix mille yeux*. » Déjà alors il était considéré comme un génie militant qui combattait Âhrimane en tout temps et en tout lien. Il juge les âmes au pont Tschivenad et il a pour mission de les protéger dans le royaume de la mort. Quelques siècles après, Mithra est identifié au soleil, tout en conserrant les mêmes attributs. Plus tard les mages en firent le grand médiateur qui supplante même Ormuz, et les mystères qu'ils instituèrent en son honneur roulaient sur cette médiation bienfaisante. C'est sous cette nouvelle forme que son culte s'implanta dans l'Occident. Parvenu à Bome, vers la fin de la République, à la suite de la guerre des Pirates, il s'y implanta sons les empereurs^. Le plus ancien autel consacré à Mithra remonte à Trajan ; il porte cette inscription : A Mithra le Dieu soleil*. Ce culte se propagea dans toutes les provinces, en Gaule comme en Italie, en Helvétie comme en Pannonie. La manière dont en parle

^ Burnouf, Commentaire sur VYacna, p. 222. * Plutarqne, Pompée , 24.

» Deo Soli Mithra.

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