LE SEMBLABLE PERÇU PAR LE SEMBLABLE
aux païens, tous affranchir ni des passions qni sont les maladies de Tâme, ni du péché qui en est la mort éternelle ^ « On n'arrive donc à la vérité qu'après avoir purifié son âme et avoir pris place parmi ces violents qui ravissent le royaume, non par des raisonnements philosophiques , mais par la répudiation du mal et par la persévérance dans le saint combat du bien ^. Ainsi se développe la conformité de l'âme avec Dieu ; elle parvient jusqu'à l'amour qui est le comble de la vertu chrétienne, et grâce à cette ressemblance, elle saisit Celui qui est l'amour par excellence ^. « Dieu est amour; il se donne à ceux qui l'aiment. Il faut s'unir à lui par l'amour divin*. » Il en est du temple de la vérité comme de ce temple d'Épidaure, au frontispice duquel on lisait ces mots : // faut être pur pour dépasser l'enceinte du sanctuaire. Tous les degrés de la connaissance sont franchis de la même manière. « L'amour dans l'homme s'unit à Tamour en Dieu, et dans cet amour l'unité parfaite s'établit entre celui qui connaît et celui qui est connu ^. » Parvenus à ce point, nous avons obtenu la vue de l'esprit par l'esprit ®. Nous sommes enchaînés par la foi à la vérité comme par le chant d'une syrène sacrée dont nous ne pouvons détacher notre âme '. Par la foi nous arrivons à l'intelligence
i Protrept., XL « Strom., V, c. m, § 16. s Id., Y, c. m, § 7.
<rry)atv. [Id., VU, c. x, § 57.)
6 Tcj) vîj) 6pa xà vorjTa. [Id., Y, c. m, § 16.)
7 /c?., II, c. il, § 9.