IL EST LE DÉSIRÉ DES NATIONS
image, pour que vous me deveniez semblables. Je vous oindrai du parfum de la foi et par elle vous échapperez à la corruption ; je vous montrerai sans voiles Firnage de la justice pour que vous vous éleviez à Dieu. O vous tous les fatigués, vous qui êtes accablés, venez à moi et je vous soulagerai. Prenez mon joug sur les épaules et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, car mon joug est doux et mon fardeau léger*. » Clément reproduit les mêmes pensées avec une inépuisable variété dé formes dans ce langage brillant, subtil et semé d'allusions savantes, qui lui est familier. Il ne se lasse pas de nous présenter le Verbe dans son double office de Créateur et de Sauveur, déposant dans rhomme le germe de toute la vie supérieure et venant lui-même réchauffer et féconder ce germe, au moment où il allait être étouffé. Fidèle aux principes généraux de son Apologie, il se contente d'affirmer et de poser ces grandes vérités et de les offrir à l'âme, bien assuré que si elle est droite et si elle a conservé le sens du divin, elle les percevra par la foi et se les assimilera par une intuition immédiate.
Toutefois, pour faciliter cette assimilation. Clément cherche à établir par l'histoire, que la révélation du Verbe répond vraiment aux aspirations de l'humanité telles qu'elles se sont manifestées dans la haute culture de l'antiquité. Il ne veut plus prouver seulement la parenté de l'homme et de Dieu , mais il cherche à montrer que Jésus - Christ a bien été le désiré des
« Protrept.. XII, 120.