‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 144 sur 277 · ROLE PROVIDENTIEL DE LA PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

ROLE PROVIDENTIEL DE LA PHILOSOPHIE

s'ils ne l'ont vne face à face * . La notion de Funité dirâe est une notion primordiale et naturelle chez les esprits droits, et quiconque n'a pas abjuré tout respect pour la vérité a participé au bienfait de l'amour éternel^. Clément déclare que les philosophes ont souvent parlé en vertu d'une inspiration divine, bien qu'ils aient imparfaitement rendu les vérités dont ils devaient être les organes *. « Parfois, dit-il, la puissance divine inspire la pensée et la raison de l'homme, elle communique la vigueur à son esprit avec une intelligence plus parfaite ; elle ranime et réchauffe son cœur pour l'exciter à la recherche et à la pratique du bien *. » Telle a été l'œuvre du Verbe dans l'ancien monde, car, ne l'oublions pas, c'est le Fils de Dieu qui est l'organe unique de ces divines communications. Bien ne saurait mieux nous prouver que Dieu n'est pas simplement le Dieu des Juifs, mais encore celui des Grecs. Il est le Père de tous les hommes, sans que cette universalité de son amour empêche qu'un lien particulier n'ait été formé entre lui et ceux qui l'ont connu le mieux. Le juste ne diffère point du juste, qu'il soit né sur une terre sainte ou sur une terre profane, à Athènes ou à Jérusalem. Quiconque a écouté la voix de sa conscience, sous la loi ou en dehors de la loi, quiconque a vécu selon le Yerbe, lui appartient*, et le Sau-

^ Strom,, I, c. XIX, § 94.

* 6eou piàv Yop ^[jupaaiç èvbç Tcapà xaai toTç eu çpovouat. {Id,, V, c. xm, § 88.) » 'A jiiv xtvo6iJL£vot eip-^xajiv. {/<f., VI, c. vii, § 55.) * 'ElJLicveT Tt. (Id,, VI, c. xvii, § 161.) *A(xatoç ToCvuv BixaCou o5 Siaçépet, èàv xe vojjlixoç ^ èiv xe

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