I6S ROLE PROVIDENTIEL DE LA PHILOSOPHIE
Tcur ira, s'il le faut, le chercher jusque dans les enfers où il a été prêcher aux esprits en prison. Clément n'hésite pas à aiGrmer que les philosophes de l'antiquité qui ont cherché et aimé d'ayance la vérité, sans avoir connu sa manifestation la plus éclatante, ont été sauvés de la condamnation ' .
Si maintenant nous demandons à l'apologiste de quelle manière la philosophie a contribué à la préparation évangélique, nous n'obtiendrons qu'une réponse assez vague et assez confuse. Tout d'abord la philosophie a opposé une digue au débordement du mal , en réprimant les passions et en les contenant dans de certaines limites. En second lieu , l'homme a été poussé par elle à chercher la vérité; il ne lui a plus été permis de se replier paresseusement sur lui-même ou de s'ar^ ré ter dans son examen avant d'avoir trouvé le repos de la pensée au pied de Jésus-Christ; l'esprit de recherche a été incessamment stimulé chez lui^. En troisième lieu, la philosophie a conservé dans le monde quelques vérités élémentaires qui sans elle auraient disparu. Elle les a même dégagées des ténèbres et des souillures de l'idolâtrie. Elle a ainsi hâté l'avènement de la vénité définitive en empêchant que l'œil de l'homme ne se déshabituât de la lumière. Le règne du Yerbe a été maintenu au milieu des hommes, et quand par l'in-
"'EXXyjv oô yàp 'Iou8a(a)v jjgdvwv, luavrcov lï (iv6pcî>x<â)v 6 Oe^xiptoç. (Strom., VI, c. vi, § 47.)
« T-îiv xpoTcaiSefav ttîç èv Xptorû ava'jca69e(i>ç Y'^lxviÇew xbv vouv. (/rf.,I,c. V, § S2.)