‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 158 sur 277 · POPULARITÉ DU CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

POPULARITÉ DU CHRISTIANISME

fait pour le chrétien ; elle éprouve sa foi et le mûrit pour le ciel.

Si l'on invoque contre TEglise Tobscurité et la basse condition de la plupart de ses membres, l'apologiste répond avec l'éloquence de la charité que la meilleure gloire de la religion nouvelle est d'avoir songé aux déshérités de la terre. Ce n'est pas qu'elle repousse les sages et les intelligents et qu'elle favorise l'ignorance ; non, elle reconnaît que le savoir est un acheminement au vrai ^ , mais elle veut répandre ses bienfaits également sur tous les enfants des hommes. « Nous avouons hautement que nous désirons enseigner selon la doctrine de Dieu toute créature humaine; oui, nous voulons apporter à la jeune femme l'exhortation qui lui est appropriée, et apprendre à l'esclave comment, s'il devient libre intérieurement, il sera l'affranchi de notre religion. Nous nous croyons redevables aux ignorants comme aux savants. Nous agissons ainsi, afin de guérir toute âme douée de rai" son, et de la rétablir dans la communion de Dieu*. Nous ne refusons personne, non pas même l'homme inculte^ ni l'esclave grossier, ni la femme ignorante, ni l'enfant, mais nous ne les acceptons que pour les rendre meilleurs^. Le brigand n'est pas exclu; si nous l'appelons à nous, ce n'est pas comme des larrons qui veulent grossir leur troupe, « c'est pour bander les plaies de son âme avec la vérité , et verser sur la

1 To 9p6vt[xov eïvai xaX6v èortv. {Contra Cels,, III, 50.}

^Id.,m, 54.

3 TcuTouç xaXeï 6 Xd^oç, tva ai-roî^ç PeXTtcJboYj. (/d.,in,49.)

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