SA SUPÉRIORITÉ SUR LA PHILOSOPHIE
parait ceux-ci à de vils artisans qui détournent les jeunes gens de renseignement d'un père vénérable et de maîtres illustres, pour les confiner dans leur boutique. « Ces yils artisans, répond Origène, sont des hommes qui élèvent notre âme par tous les moyens vers Fauteur de toutes choses , qui nous apprennent à fouler aux pieds tout ce qui est visible et passager et à entrer dans rintimité de Dieu. Ce que nous enseignons à ces jeunes gens, que Ton nous accuse de séduire, vaut pour le moins ce qu'ils avaient appris de ces pères vénérables et de ces maîtres illustres dont on parle tant. Nous arrachons les jeunes femmes à Timpudicité, aux danses obscènes des théâtres, à la superstition; nous donnons au jeune homme un frein contre la volupté, en lui révélant non-seulement Tinfamie de ces plaisirs, mais encore les périls qu'ils lui font courir et les châtiments qu'ils doivent attirer sur lui. » Qu'est-ce que la jeunesse avait donc appris de si beau et de si admirable des maîtres que l'on regrette pour elle? Elle avait appris à encombrer les théâtres et les mauvais Ueux; elle s'était inoculé tous les vices. Ces souvenirs impurs n'étaient pas des trésors si précieux à conserver. Veut-on parler d'un enseignement vraiment philosophique, les chrétiens, bien loin de le rejeter, l'invoquent à leur appui. « Nous ne détournons pas les jeunes gens de la philosophie ^ ; nous nous efforçons au contraire, quand nous les trouvons exercés par l'étude des sciences préparatoires , à les élever au sommet de
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