LEUR CARACTÈRE MORAL
quand nous considérons les faits extraordinaires i^pportés par les évangiles, nous devons nous demander pour quelle fin ces prodiges ont été accomplis , si c*est pour servir l'humanité ou bien pour lui nuire, et quel profit celle-ci en a retiré * . C'est donc le but du miracle qui en détermine la portée. Or le but divin des miracles du christianisme apparaît clairement quand on considère l'appui précieux qu'ils ont prêté à la prédication des apôtres pour arracher le monde au paganisme.
C'est surtout en remontant à Jésus-Christ qu'éclate la différence entre le surnaturel chrétien et la magie. « Quel est le magicien qui invite les spectateurs de ses prodiges à réformer leur vie ou qui enseigne la crainte de Dieu à ses admirateurs, et s'efforce de les persuader de se conduire comme devant comparaître devant leur juge? Les magiciens ne font rien de semblable, soit qu'ils en soient incapables, soit qu'ils ne le veuillent pas. Chargés eux-mêmes des péchés les plus honteux et les plus infâmes , comment entreprendraient-ils la réformation des mœurs ? Le Christ, au contraire, ramenait au bien les témoins de ces miracles tous empreints de sa sainteté. C'est ainsi qu'il s'est donné comme le modèle de la perfection , non-seulement à ses disciples immédiats, mais encore à tous les autres hommes. Aux premiers, il a appris à enseigner à leurs auditeurs quelle est la volonté de Dieu, et il a montrée l'humanité, bien plus par sa vie et ses paroles que par ses
» Tb TéXôç tBwiJLSV. {Contra Cels., VUI^ 46.)