LEURS EFFETS
miracles * , le secret de la sainteté qui permet de plaire à Dieu en toutes choses. Si telle a été la vie de Jésus, comment le comparer aux charlatans, et pourquoi ne pas croire qu*étant Dieu il est apparu , selon la promesse, dans un corps humain , pour le salut de notre race? »
Les vrais miracles sont aux sortilèges ce qu*est la dialectique à la sophistique : ils mettent au service du bien et de la vérité la même force dont Terreur et le mal se servent pour perdre Fhumanité ; la seule manière de distinguer nettement entre les uns et les autres, c'est de constater leur résultat moral. Le résultat du sortilège est la tromperie, celui du miracle évangélique est le salut. C'est donc toujours au fruit que Ton reconnaît l'arbre, et le merveilleux séparé de ses effets n'a aucune signification. Qu'on mette de côté toute idée préconçue sur les miracles, qu'on se demande seulement si c'est dans une intention bonne ou mau- Taise qu'ils ont été accomplis, afin de ne pas les rejeter ou les accepter tous en bloc : on reconnaîtra bientôt que les miracles de Moïse et de Jésus ont constitué des peuples entiers et on les proclamera divins par leurs résultats. De criminels sortilèges amèneraient-ils les hommes , non-seulement à fouler aux pieds l'universelle idolâtrie , mais encore à s'élever aa-^esflus de toutes les choses créées jusqu'au Dieu étemel*?
B6^(i)V w; YJpri Ptouv. (Contra Cels., I, 68.) » Id,, U, 51.