‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 183 sur 277 · SAINTETÉ DES PROPHÈTES · texte numérisé non relu

SAINTETÉ DES PROPHÈTES

tère, la plus énergique et la plus libre, inabordables à la crainte des dangers et de la mort. Il est raisonnable de penser qu'auprès de l'existence d'un grand prophète de Dieu la sévérité d'un Antisthène, d'un Gratès et d'un Diogène n'a été qu'un jeu. Intrépides pour proclamer la vérité et lutter contre tous les hommes, ils ont été lapidés, percés de glaives; on les a vus errer dans les déserts, couverts de peaux de brebis ; eux dont le monde n'était pas digne ils se sont réfugiés dans les cavernes de la terre, ne regardant qu'à Dieu et à ces choses invisibles qui sont éternelles, parce qu'elles échappent à nos sens grossiers. Tels forent les prophètes de Dieu qui annoncèrent Jésus- Christ. Aussi nous n'éprouvons que du mépris pour les oracles de la pythie et de Dodone, pour ceux d'Ammon et pour tous les autres qui leur ressemblent. Nous croyons au contraire aux prophéties des Juifs , car la vie des hommes qui en furent les organes a été par sa sainte énergie et par sa pureté, digne de l'Esprit divin ^ » Ainsi la prophétie et le miracle ne concourent à la démonstration de la révélation que dans la mesure où ils portent l'empreinte de la sainteté. C'est dire qu'encore ici la conscience morale joue le premier rMe, car nous n'avons pas d'autre organe pour percevoir ce qui est saint et divin.

Origène arrive à la même conclusion en développant une troisième preuve déjà touchée incidemment par

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