‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 184 sur 277 · PROPAGATION DU CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

PROPAGATION DU CHRISTIANISME

lui ; il pense avec raison que rétablissement du chris*tianisme sur la terre achève d'établir sa divinité, C'é» tait là un fait patent, un miracle qui s'accompUssail: tom les jours en plein soleil. Gomment ne pas reconnattre une puissance extraordinaire dans une société religieuse qui triomphait de toutes les puissances delà terre liguées contre elle? Si la réunion de presque tous les peuples sous le sceptre d'un seul dominateur et la paix dont l'empire romain a joui sous Auguste peuvent être considérées comme des circonstances favorables ^ la religion nouvelle, que d'obstacles n'a-t-elle pas rencontrés dès ses premiers pas * ? Elle eut -en quelque sorte glissé dans le sang de ses innombrables martyr» sans le secours de son divin fondateur. « Qui donc n'a pas essayé d'empêcher que la parole du Christ k ses débuts ne se répandit sur la terre? Les rois d'alors l'ont essayé, leurs chefs d'armée et leurs proconsuls Font essayé, tous ceux qui étaient revêtus de quelque autorité, tous ceux qui gouvernaient dans les villes et dans les armées , les peuples eux-mêmes l'ont essayé. Le Christ n'en a pas moins vaincu, parce qu'il n'est pas de la nature du Verbe de Dieu d'être vaincu, mais qu'il lui appartient de triompher de tous ses adversaires ^. Il a étendu son empire dans toute la Grèce, dans la plus grande partie des terres barbares , et il a amené des âmes innombrables à l'adoration véritable de Dieu.... Le salut s'est levé sur toute âme d'homme. » Qu'on ne dise pas que la philosophie a triomphé dans les mêmes

* Contra Cels., l, 30.

« My) TCSf u)C(i)(; %a)X6£a6at, (bç Xé^oç 6eou. Id., ï, 28.

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