‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 192 sur 277 · L'HOMME RÉVÈLE DIEU · texte numérisé non relu

L'HOMME RÉVÈLE DIEU

demeure inexplicable aussi longtemps que Ton n'a pas pénétré la nature divine, car Thomme ne s'explique que par Dieu; c'est sa parenté ayec son Créateur qui le distingue des êtres inférieurs. Tandis que ces derniers dirigent vers le sol des regards qui ne sayent voir que leur nourriture, nous élevons nos yeux pour contempler les deux; nous avons reçu le langage et la raison par laquelle nous connaissons, aimons et imitons Dieu. « D ne nous est pas permis d'ignorer cette lumière céleste qui nous pénètre en quelque sorte par nos yeux et nos sens. Le pire des sacrilèges est de chercher dans la poussière de la terre ce que tu dois trouver dans les sublimes régions du ciel ^ » ^

Pour croire en Dieu, il suffît donc de consiaérer l'homme qui le cherche et ne peut se passer de lui. « A quoi nous sert ce qui est au-dessus et au delà du monde? >» disait le matérialisme païen. — ^A rien, répond Kinutius Félix, sinon à nous distinguer de la brute. Otez l'idée divine à l'homme, et vous n'avez plus qu'un animal. Il est le brillant flambeau qui éclaire tout ce qui Tentoure en faisant resplendir autour de lui cette grande idée. Malheureusement Minutius Félix s'arrête trop tôt dans son analyse de la nature humaine, il se borne à faire appel au sens du divin, et il ne descend pas dans les dernières profondeurs d^ la conscience où la volonté du Dieu saint est inscrite ep ineffaçables caractères avec la loi du devoir. Il passe à un genre de preuves dont le développement est plus facile, mais

^ « Sacrilegii enîm yel maximi instar est^ bumi quserere^ quod in soblimi debeas invenire. » {Octav,, c. XVII.)

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