‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 2 sur 277 · LA RÉACTION PAÏENNE PART DU PEUPLE · texte numérisé non relu

LA RÉACTION PAÏENNE PART DU PEUPLE

flon poétique langage, T Orient d'en haut; et en brisant le moule étroit des religions nationales, elle élargissait les cœurs et les esprits qui étaient ainsi prédisposés à accepter une doctrine yenue d'un pays jadis méprisé. La situation ayait complètement changé depuis le jour où cette doctrine s'était propagée dans tout Fempire. Ceux qui continuaient à se tourner y ers TOrient pour en receyoir la lumière semblaient dire quelle ne s'était pas encore leyée pour le monde; ils proclamaient insuffisante la réponse diyine que la Judée ayait donnée à l'interrogation passionnée de TOcddent deux siècles auparayant; ils opposaient l'Orient païen à l'Orient chrétien, et cherchaient à la religion aouyelle des croyances riyales le plus près possible de son berceau. Ainsi la tendance qui ayait été si fayorable k la propagation du christianisme naissant deyint promptement un obstacle à sa diffusion; l'allié des premiers jours se transforma en adyersaire. Essayons de suiyre de près ce réyeil du paganisme, qui ne fut rien moins qu'un essai grandiose de reconstruire les religions de l'ancien monde. Nous n'ayons pas d'autre moyen de bien saisir les difficultés que rencontrait l'apologie chrétienne à cette époque. .

La réaction païenne, après l'ère chrétienne, partit d'en bas et non d'en haut. Elle fut éminemment populaire. Si la haute culture littéraire et philosophique, ¥ers la fin de la république romaine et dans les commencements de l'empire, ayait chassé les dieux, la superstition des foules les ramena et les imposa aux dasses cultivées qui se yirent forcées de compter se-

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