INFAMIE DU CULTE DE VÉNUS APHRODITE
compromis leurs fractuenses collectes. Au culte de Cybèle se rattachaient ces grands sacrifices expiatoires qui consistaient à se faire arroser d'une vraie pluie de sang et que l'on appelait taurobolies. Déjà iibstituésdans les premiers temps de Fempire, ils se multiplient de plus en plus à la faveur d'une superstition croissante. C* étaient à la fois de grandes solennités et de grands spectacles dont le succès était assuré.
le monde gréco-romain, qui se prosternait avec tant de déT^otion au pied des autels des divinités voluptueuses de l'Asie, ne pouvait manquer de développer le culte de Vénus Aphrodite, qui avait d'avance marqué la place des déesses orientales dans le polythéisme de r Occident. Ce culte subit une importante modification ; il avait eu ses beaux jours, et dans fes temps glorieux de l'humanisme il avait offert à l'adontion du nionde une personnification idéale de la beauté cfui élevait l'esprit au-dessus des plaisirs sensuels ; la chasteté inhérente au grand art disparait dans l'universeUe corruption. Vénus Aphrodite n'est plus qu^une Phryné qui a des femmes perdues pour prêtresses; elle n'est plus honorée que par la débauche. On alla si loin dans cette voie, que plus d'une fois, dans les grandes solennités, la déesse fut représentée par de célèbres courtisanes. Les fêtes annuelles de Vénus Aphrodite duraient trois jours et trois nuits pendant lesquels les orgies et les danses impures se succédaient sans interruption ; c'étaient en réalité les fêtes de la prostitution; tous les honteux trafics qui s'y rattachent se pratiquaient ouvertement comme à un