CHARITE SUBLIME DE DIEU
qu'elle soit qui nous a apporté la vérité et la vie. C'est le Verbe lui-même, le créateur et le législateur de Funi* vers, auquel tous les êtres obéissent. C'est lui que Dieu nous a envoyé, non pas, comme on pourrait le penser, pour nous dominer en tyran par la terreur, mais pour régner en grande patience et en grande douceur * . Le roi suprême a envoyé son Fils, roi lui même ; il Fa envové comme un Dieu aux hommes, comme un sauveur qui persuade mais n'use jamais de violence, car la violence n'est pas de Dieu^. Il l'a envoyé pour nous appeler et non pour nous poursuivre, pour nous aimer et non pour nous juger. » Plus tard sans doute le jour de ses jugements se lèvera, mais actuellement la mission du Christ est uniquement de nous sau*ver. Certes ce noble langage, qui peint si admirablement Faction toute morale exercée par le Sauveur et qui met en lumière ce respect des âmes par lequel le roi pacifique, couronné d'épines, se distingue des tyrans appuyés sur Fautorité extérieure et la force matérielle, était bien fait pour toucher les cœurs généreux. Opposer à des dieux qui ne se défendaient que par la violence, un Dieu qui la maudit, alors même qu'elle s'enrôlerait à son service, c'était revendiquer pour la religion nouvelle une supériorité si éclatante que son bon droit en devait ressortir pour les esprits élevés. Cette répudiation hardie de tous les moyens
èicietxeCqt , xpauiYjTU (Epist. ad Diogn., c. IX.) • Bia yàp ou xpéascm tw Oetj). {I/L, c. Vll.)