LA VÉRITÉ VIT DANS LES CHRÉTIENS
de succès et de crédit des cultes qui tombent révélait une croyance pleine de jeunesse et de confiance, qui, sûre d'elle-même, marchait au triomphe. Le bûcher où montaient ses adhérents ne faisait qu'illuminer cette grande victoire de l'esprit sur la chair. « Plus nous sommes voués aux supplices, reprend l'auteur inconnu, plus nos adhérents abondent. Voyez- vous ces chrétiens jetés aux bêtes pour renier leur Dieu? Ce sont des vainqueurs * . »
Cette glorieuse vérité du christianisme, qui n'est ni une invention des hommes, ni une tradition caduque, ni l'institution de mystères humains, mais qui est le Verbe de Dieu descendu du ciel, se conserve toute vivante dans le cœur même des hommes pieux, car il lui a plu d'habiter en eux ^. La vie chrétienne, qui est encore la vie du Christ, est donc une démonstration éclatante de l'Evangile, car elle nous fait toucher du doigt, en quelque sorte, la réalité de ses enseignements divins. Il suffit de voiries chrétiens pour sentir qu'ils sont les disciples de Dieu^. « En effet, ils foulent la même terre, parlent la même langue et suivent les mêmes coutumes que les autres hommes. Ils n'ont pas de villes à eux; leur langage n'a rien de particulier, et leur genre de vie n'est point étrange. Us n'ont point découvert une doctrine au prix de méditations et de recherches
* Oux opaç xapa6aXXo[;ivouç 6'^p(o'.ç, Tva àpv/jGwvxat xbv xùpiov,
xat [jly; vi"/.a)[jivouç. (Epist. ad Diogn., c. VII.)
' 'AvOpwTTO'.ç èvfBpucs, y,at èYxaTecnfjpi^s Tatç /.apotatç auxwv. (M.) ^
* Tb l\ T^ç fôiaç aÙTwv ôsoGcésia; {^.u^T'/jpicu [^.y) TrpoaSoxi^ffY;; BùvaaOai xapà àvôpwTcou [^.aOctv. [Jd., c. IV.)