‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 219 sur 277 · GRANDEURS DES VERTUS CHRETIENNES · texte numérisé non relu

GRANDEURS DES VERTUS CHRETIENNES

assidues, comme les philosophes, et ils ne Font point étayée à leur exemple de raisonnements humains. Ils habitent les villes de la Grèce ou les pays barbares, d'après les hasards delà naissance; ils se conforment pour le vêtement, la nourriture et tout le reste, aux habitudes de leurs concitoyens, et cependant leur vie est un grand prodige pour nous. Us habitent leur patrie, et cependant ce sont des étrangers; ils ont tout en commun avec leurs concitoyens, et cependant ils sont traités comme des hommes du dehors. Us trouvent partout leur patrie, et néanmoins toute patrie est pour eux une terre étrangère * . Us se maçient, ils ont des enfants comme le reste des hommes, mais ils n'abandonnent aucun de leurs nouveau-nés. Us ont une table commune, mais leur lit est chaste. Us sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair. Us sont sur la terre, et ils sont les citoyens des cieux^. Ils sont fidèles aux lois, mais ils s'élèvent au-dessus d'elles par leur sainteté. Us aiment tout le monde, et tout le monde les persécute. On les méprise, on les condamne, on les immole, et ils sont vivifiés. Ils mendient, mais ils enrichissent leurs frères. Us sont privés de tout, et ils possèdent toute chose. On les couvre d'opprobre, mais cet opprobre est une gloire. On les invective, et leur justice brille sous l'outrage. On les injurie, et ils bénissent et honorent ceux qui les abreuvent d'ignominie.

^ Uâtsa ÇévYj TCatpCç èortv aitûv, xal icàaa waipl; ÇévY). {Epist. ad Diogn.y c. Y.)

« 'Ev ffapy.i TUYXûtvcuctv, àXX' où xatà ffap7.a Çwatv. 'Ext fYîç StaTpC6ouaiv, àXX' èv oùpavîj TcoXiteu^vrat. (Id.)

Page 1