‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 222 sur 277 · L'APPENDICE DE LA LETTRE A DIOGNÈTE · texte numérisé non relu

L'APPENDICE DE LA LETTRE A DIOGNÈTE

profondément les enseignements par lesquels il s'est clairement révélé? 11 a parlé avec une entière ouverture à ses disciples et il a communiqué à ceux qui étaient ses fidèles auditeurs les mystères du Père; il n'est demeuré voilé que pour les incrédules * . » Il ne faut pas s'imaginer que T arbre de la science soit mau- Tais par lui-même; ce n'est pas la connaissance, c'est la désobéissance qui a introduit la condamnation dans le monde ^. Rappelons-nous seulement que l'arbre de ne est planté près de l'arbre de la science, afin de ne jamais séparer ce qui doit être uni. Ni la vie sans la connaissance, ni la connaissance sans la vie ne sont un bien réel '. « Que le cœur soit ta grande connaissance et que la vie soit elle-même une vraie science reçue intérieurement*. » En suivant cette méthode, Tàme échappe au serpent. Eve ne succombe pas et demeure une vierge sainte^. L'enseignement du Verbe se conserve ainsi dans sa pureté,* conformément à la tradition ; il éclaire le passé en donnant le sens profond de l'ancienne alliance et il maintient l'Eglise dans la voie de la vérité; la grâce abonde en elle. A la (ois ancien et nouveau, puisqu'il est le Fils éternel de Dieu , et que pourtant il renaît chaque jour dans le cœur du chrétien, ce Verbe divin ouvre l'intelli-

i Epûi. ad Diogn., c. XU.

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5 IlapOévoç Eua 7ct<JT£6£Tai. [Id.)

426 L'APOLOGIE DE TERTDLLIEN.

gence des saints et réyèle les mystères sacrés * . (ki Toit que Tappendice de la Lettre à DioçnMe est platdt adressé aux croyants qu'aux païens ; les pensées qu'il développe n'étaient cependant pas sans utilité pour Fapologie du christianisme, car il importait de montrer aux disciples de la sagesse antique que la rdigion nouyelle, bien loin de restreindre FesscNr de Tintdligence, lui communique la philosophie la plus liaute, et qu'après toutrécole du Yerbe vaut bien celle de Platon.

S II. — Apologistes de l'Eglise d'OeeidetU t^ffmrtensmt à

lu seeatide école.

A. —- Tertollien oomme ^wlogiale.

Le représentant le plus illustre de la seconde école des. apologistes fut Tertullien ; il en formula le principe ayec l'incomparable énergie de son style. Personne n*a revendiqué avec plus de force la parenté de l'âme humaine avec Dieu, et personne non plus n'a frappé d'un plus sévère anathème tout le passé du paganisme. Kous ne reviendrons pas à la partie de son Apologie que Ton peut considérer comme une plaidoirie judiciaire; nous en avons déjà donné une analyse complète, ^oxas avons reconnu dans ces pages frémissantes d'éloquence une protestation solennelle contre Tinjuslice de la procédure suivie à l'égard des chrétiens, et une démonstration juridique de

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