ATTAQUE CONTRE LES PHILOSOPHES
fiubi de nombreuses interpolations, contient une diseassion claire et incisive qui établit par les textes mêmes des prophètes que les institutions mosaïques étaient transitoires et devaient faire place à une économie nouvelle. L'auteur en conclut que Jésus^Ghrist est bien véritablement celui qui devait venir, celui que préfiguraient les types et auquel se rapportaient les saints oracles.
La troisième puissance rivale du christianisme est la philosophie, qui prétend accomplir avant lui et mieux que lui la réforme du monde. Aussi ïertullien a-t-il porté sur ce point son plus grand effort ; nulle partie de ses écrits apologétiques n'est écrite avec plus de soin que celle qu'il a consacrée aux p&ilosophes. JN'oublions pas que nous sommes dans une époque d'universelle décadence et que l'apologiste est en présence d'une philosophie dégénérée qui compte dans ses rangs plus de sophistes ambitieux que de vrais amis de la vérité. Dans le parallèle qu'il trace entre la sagesse humaine et l'Evangile, J'apologiste rend sa tâche trop facile en rapportant h un pur et simple plagiat toutes les notions >rraies que la philosophie antique a conservées. A l'en croire, elle est parvenue à détourner dans ses citernes crevassées quelques minces filets d'eau de la source di-r "vine qui jaillit abondante et pure dans les saintes Ecrir tures. Nous ne reviendrons pas sur cette argumentation jour laquelle Tertullien montre une trop grande prédilection ^ Poussant plus loin ce parallèle, il demande
» ApoL, XLVII.