‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 242 sur 277 · GRIMES ET VIŒS DES PHILOSOPHES · texte numérisé non relu

GRIMES ET VIŒS DES PHILOSOPHES

poursuivent par une sorte de nécessité intérieure et la conservent fidèlement comme des hommes qui souhaitent uniquement d'être sauvés.

TertuUien, pour faire ressortir le contraste entre FEvangile et la sagesse antique, fait un tableau très chargé de Fimmoralité de quelques-uns des plus illustres maîtres de la philosophie grecque , et il a le tort d'accepter avec empressement toutes les calomnies de leurs adversaires, en oubliant qu'il a protesté lui-même contre ces condamnations sommaires dont on faisait une si cruelle application aux chrétiens. Il admet sans hésiter que Socrate a été justement mis à mort comme corrupteur de la jeunesse, il rappelle complaisamment les fautes d'un Diogène , l'amant de Phryné , et de Speusippe , le disciple de Platon. Ce même Diogène, il nous le montre foulant aux pieds l'orgueil de Platon par un orgueil plus grand encore. Pythagore est accusé d'une ambition coupable. Anaxagore, sur la foi de je ne sais quelle calomnie, est flétri comme un dépositaire infidèle. A l'en croire , Aristote a été le vil flatteur d* Alexandre, Platon s'est vendu à Denys le tyran pour être admis aux délices de sa table , Aristippe n'est qu'un débauché hypocrite. Le portrait idéal du chrétien brille d'une beauté d'autant plus grande sur ce fond noirci à plaisir. Chaste époux d'une seule femme , son cœur est inaccessible à la volupté ; il est humble, même avec le pauvre, la modération de ses désirs est telle qu'il ne briguera môme pas l'édilité. Il n'a que de la bouté pour ses ennemis et que des pardons pour ses

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