BEAUTÉ DE LA VIE CHRETIENNE
On dirait que la fortune est un usurier qui fait payer ses plus grandes faveurs par les plus cruels châtimeuts. Telle est, de la base au faite, la société qui s'est développée à la faveur du paganisme.
En opposition à cette existence troublée et souillée, Cyprieu dépeiut la vie pure et paisible du chrétien; son navire, échappant aux orageuses marées du siècle, a jeté Faucre dans un port assuré. Couronné des dons de Dieu, il méprise les vains honneurs que poursuit une mesquine ambition, et foule aux pieds jusqu'à la pourpre, objet de tant de convoitise. « Que peut-on demander et désirer du monde, quand on est placé audessus du monde * ? Il repose sur une base inébranlabje rhomme qui sait que les biens éternels lui sont destinés par une main céleste! Les liens de notre captivité mondaine sont tombés, et, purifiés de la boue de la terre, nous sommes inondés de la lumière de Fimmortaiité. Nous nous attachons d'autant plus à ce que nous serons un jour, qu'il nous a été donné davantage de connaître et de maudire ce que nous étions autrefois. Ki or, ni intrigues, ni appui humain ne sont nécessaires, car il ue s'agit plus pour nous de ce faîte de Fhonneor et de la puissance terrestre auquel on n'arrive que pai: les plus laborieux efforts; le don de Dieu est gratuLl et accessible à tous. De même que le soleil brille, qixe le jour éclaire, que l'eau courante rafraîchit et que ^a pluie arrose, de même FEsprit céleste répand ses don^-S, Dès que Fàme a retrouvé son créateur en contemplai- iit
* « Nihil appetere jam, nihil desiderare de saeculo potest^ qui saec^^ïo major est. » {Ad Donat., XIV.)