‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 253 sur 277 · GRATUITE DE LA GRACE · texte numérisé non relu

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le ciel, plus haute que le soleil, plus élevée que toute dignité humaine, elle commence à être tout ce qu'elle espère * . » Comment ne mépriserait-on pas les palais les plus somptueux quand on sait que Ton peut devenir soi-même le temple où le Très-Haut a promis de résider? Voilà le palais qui ne tombera jamais en ruine. « La maison de notre âme conservera la fraîcheur de son éclat, sa gloire demeurera intacte et sa splendeur éternelle. Elle ne peut être ni renversée ni anéantie ; elle retrouvera seulement une beauté plus grande^. » Le Dieu des chrétiens, qui comble les siens de tels bienfaits, n'en est avare pour personne; sa générosité est infinie comme son amour. « L'Esprit divin, dit Cyprien, qui s'épanche à flots abondants, ne s'enferme dans aucune rive ; il ne se laisse arrêter par aucune barrière; il demeure intarissable et se répand comme un fleuve qui déborde. Que seulement notre cœur soit altéré et s'ouvre à ces eaux divines'. Il n'est point d*autre limite aux efifusions de la grâce que la capacité de notre foi. »

Cyprien se contente, on le voit, d'opposer à l'instabilité des biens de la terre Ja stabilité des biens célestes ; il ne s'adresse pas sufiSsamment à la conscience et au cœur, aussi les grands faits de l'histoire évangélique sont-ils relégués sur le second plan dans son Apologie; la sainte figure du Sauveur du monde ne

^ « Sole altior et hsec ornai terrena potestate subiimior id esse incipit^ <piod esse se crédit. » (-4c? Donat., XIV.) * W., XV.

^ « Kostrum tautum sitiat pectus et pateat. » (Id,^ V.)

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