‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 26 sur 277 · TROMPERIES DES PRETRES · texte numérisé non relu

TROMPERIES DES PRETRES

adultères, ou accomplissent quelque autre mal. La même cause contraint au bien les femmes honnêtes et pudiques * . » Cette doctrine devait paraître fort commode à un siècle corrompu. Les nécromanciens prétendaient au moyen de sacrifices mystérieux évoquer Tombre des morts, et ils faisaient également un grand nombre de dupes, parmi lesquelles il faut ranger les empereurs Néron et Caligula ^. La tbéurgie, qui dut son développement aux progrès du néoplatonisme, évoquait non-seulement les démons ou les morts, mais offrait de donner à Thomme Tintuition de la divinité par le moyen de formules cabalistiques. Les prêtres rivalisaient avec les magiciens de ruse et d'effronterie. Ils avaient mille moyens de produire des effets merveilleux à peu de frais. Ils savaient comment il fallait s'y prendre pour que les portes du temple s'ouvrissent d'elles-mêmes, quand le feu de l'autel était allumé, pour que les trompettes sonnassent au même moment un air triomphal, pour qu'au travers des flammes du sacrifice des figures majestueuses apparussent. Toute cette physique amusante était un précieux secret des sacristies païennes^. Les prêtres avaient mille moyens de multiplier les apparitions des dieux et les miracles qui les attestaient. La fraude pieuse n'inspirait aucun scrupule au point de vue de la sagesse antique, pourvu qu'elle atteignît son but et ré-

^ « Gompaginatione stellarum homines aut homicidse aut adulteri fiunt. » (Recognit., \, 16.)

* Suétone, Néron, 34.

« On trouve tous ces procédés indiqués dans les Pneumatica d'Héro. — Dœllinger, p. 649.

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