‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 271 sur 277 · ÉLOQUENT APPEL AUX PAÏENS · texte numérisé non relu

ÉLOQUENT APPEL AUX PAÏENS

Té^ité^ « 0 siècle ingrat et impie, s'écrie Amobe'. Etrange obstination de chaque homme à se perdre ! Si un médecin venait à yoqs des contrées les plus reçu* lées, les plus inconnues, vous offirant un remède par lequel il pi*omettrait de guérir tous les maux du corps, ne vous yerrait-on pas accourir à Tenvi? Ne le rece* Triez-Tous pas sous votre toit en le comblant de caresses et d'honneurs? Ne désireriez-vous pas avec ardeur que sa médication répondit e£Scacement à ses promesses, afin d*étre délivrés jusqu'à la blanche vieillesse des innombrables maladies du corps? Lors même que vous seriez encore dans l'incertitude, vous vous confieriez néanmoins & lui ; vous n'hésiteriez pas à boire un breuvage inconnu, poussés par l'espoir et le désir ardent de trouver la santé. Et voici que le Christ a paru avec éclat, promettant le plus grand des biens sous les auspices les plus favorables, et offrant le salut à ceux qui croient en lui'*. D'où vient donc cette cruauté, cette inhumanité, ou pour mieux dire ce sot orgueil qui vous pousse non-seulèment à accabler d'injures celui qui promet et communique une telle grâce, mais encore à lui faire une guerre cruelle et à diriger sur lui tous les traits de la haine ? » Cet appel adressé à la conscience et au cœur des ennemis du christianisme est très beau : malheureusement Arnobe par sa mauvaise psychologie s'est donné la réplique à lui-

* Ado, génies, T, 64.

2 <( 0 ingratum et impium saeculum! » [Id,, I, 65.) 2 «Eluxit atque apparuit Christus, rei maximaî nimtiator. » (/(/., I, 65.)

Page 1