LR RÉACTION PAÏENNE DANS LA PHILOSOPHIE
de FEglise primitiTe et non une histoire de la philosophie. Mais noas ne saurions négliger un monyement intellectuel aussi important, qui eut pour premier caractère d'être une réaction puissante contre le christianisme. Sien ne peut mieux servir à nous faire mesurer rinfluence considérable de la religion nouyelle que de voir quelle énergique et habile résistance la philosophie lui opposa alors même qu'elle avait la force matérielle pour auxiliaire. L'école d'Alexandrie a d'ailleurs une grande analogie avec plusieurs des hérésies de l'Eglise primitive; elle s'occupe des mêmes problèmes et leur donne des solutions identiques, si bien que l'on peut dire que le gnosticisme est le néoplatonisme du dedans, et le néoplatonisme le gnosticisme du dehors. L'Eglise, tout en le combattant victorieusement, n'est pas demeurée intacte dans la lutte. Elle a subi, à plus d'un égard, l'influence, sinon de la doctrine des Plotin et des Porphyre, au moins de la tendance orientale et ascétique qui en était l'inspiration première et en demeurait la pensée intime.
n n'y a au fond qu'un grand problème de métaphysique, c'est celui du rapport du fini à l'infini. Tout y revient, et il a fait Féternel tourment de l'intelligence humaine, toutes les fois qu'elle ne l'a pas supprimé sous prétexte de le simplifier en sacrifiant l'un des termes, soit le fini comme l'école d'Elée, soit l'infini comme l'atonisme et toutes les écoles sensu alistes. Ck>mment s'expliquer que l'être fini et changeant procède de l'être infini et immuable auquel il ressemble si peu? Cet être fini n'est pas seulement changeant