VOGUE NOUVELLE DES MYSTÈRES
ces Superstitions profitèrent largement de la recrudescence du paganisme. En même temps les anciens mystères, qui avaient été quelque peu délaissés, retrouvèrent une vogue inouïe ; les initiations se multiplièrent comme à Tépoque de leur plus grande prospérité. Il devait en être ainsi. JXous ayons vu que ces mystères étaient un retour aux religions du passé; rinsufBsance reconnue de la religion oflScielle et Tinyincible lour^ ment de Tâme humaine sur le bord d'une éternité qui lui est totalepient voilée, ramenaient les esprits à des formes religieuses tombées en désuétude et dont Tobscurité semblait pleine de promesses. Les idées religieuses sur lescfuelles ces mystères reposaient, et qui étaient toutes pénétrées du naturalisme des vieux cultes de la Grèce, répondaient parfaitement aux inspirations du paganisme renaissant. Les mystères d'Eleusis furent les premiers remis en honneur. Le païen dissolu trouvait commode d'obtenir, par des purifications tout extérieures, Tassurance d'une bienheureuse immortalité et d'acheter à si peu de frais la protection de Proserpine, la déesse du monde ténébreux, qui permet de le traverser en sécurité. Les mystères de Bacchus , qui symbolisaient également le renouvellement de la vie dans la mort, sans imposer des conditions plus rigoureuses aux initiés, jouissaient d'une grande faveur. Le mythe gracieux de Psyché enlevée par FAmour avait donné lieu à des mystères roulant également sur la palingénésie des êtres. L'enlèvement de la jeune épouse dans le monde de la •beauté et de l'harmonie, après des épreuves de di-