‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 64 sur 277 · ESPRIT DE SON LIVRE CONTRE LE CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

ESPRIT DE SON LIVRE CONTRE LE CHRISTIANISME

grecque dans sa tradition la plus glorieuse et dans son école la plus populaire, il repoussait tout ce qui venait de rétranger, aussi bien la magie asiatique contre laquelle il avait écrit lui-même plusieurs livres, que la doctrine nouvelle issue de Judée.

La croix était une double folie pour un homme semblable ; elle renversait toute cette dialectique brillante et subtile qui faisait Forgueil des platoniciens en demandant la foi du petit enfant au sage comme à Tignorant; puis elle imposait à Fépicurien, à Thomme de plaisir, le renoncement, et le dévouement porté Jusqu'à Fimmolation. Elle châtiait également les voluptés de Tesprit et celles des sens. Il fallait à tout prix lui ôter son prestige, lui rendre son premier caractère et ^n faire un poteau d'infamie, sur lequel de dangereux novateurs méritaient d'être cloués après leur maître. Celse s'est consacré tout entier à cette pieuse tâche. Son livre qu'il avait intitulé : Les Paroles de la vérité * , est un chef-d'œuvre de discussion habile et passionnée, autant du moins que nous en pouvons juger par les fragments qu'Origène nous en a conservés^. L'instinct de la haine lui a donné une singulière clairvoyance ; il a de suite découvert les points d'attaque les plus favorables à l'assiégeant; il a réuni en un faisceau toutes les objections possibles, et presque aucune des flèches

la plus plausible. (Voir la discussion de ce point dans Néander, Kirchengeschichte, \, 169; dans Baur, Geschichte der drei erst Jahr,, p. 87^, L'un et Tautre historien concluent (îans m iens opposô m nôtre.)

* Nous lei trouvons épars dans son grand écrit d'apologétique, Baur ^69 a {analyses avec lA pénétration ba))iMlet (Onvrf cité^ p, 87i etiuiv.j

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