TL MET EN SCÈNE UN JUIF
pas des objections que lui fournît amplement son propre point de vue philosophique; il n'a garde d'oublier que le judaïsme est le premier ennemi du christianisme, en date comme en rang; il sait qu'on ne surpassera jamais Finimitié de la synagogue pour une croyance dans laquelle elle voit une honteuse apostasie. La coalition de Pilate et d'Hérode se renouvelle dans le livre de Celse; seulement au lieu d'un sceptique blasé et enclin à l'indulgence, nous avons un mauvais philosophe plein de fiel; au lieu d'un roi' ambitieux, vendu à l'étranger, nous avons un scribe fanatique. Le Christ est mis en présence d'un sophiste et d'un rabbin, c'est-à-dire des représentants des deux tendances qui lui ont toujours été le plus hostiles.
Celse commence donc par accuser l'Evangile en se plaçant au point de vue du judaïsme dégénéré. Il prend le masque d'un Juif, selon l'expression d'Origène^ et il joue très habilement son rôle. Il ajourne, pour le moment où il parlera en son propre nom, la discussion des principes monothéistes. Il admet un instant ce qu'il renversera plus tard, se réservant de se retourner contre son juif, quand celui-ci l'aura débarrassé defe chrétiens, et de frapper en lui le théisme, qui est à ses yeux la base abhorrée des deux religions bibliques. Celse, avec beaucoup de raison, ne prête au défenseur du judaïsme ni rarguraentation fine et déliée, ni la
(CouiraCeU-., l!,41.}