ILS SORTENT DE LA LIE DU PEUPLE
ordres ^ Comment les chrétiens seraient-ils utiles à un empire dont ils ont foulé aux pieds les traditions les pins vénérées? N'ont-ils pas rompu avec toutes les coatumes nationales ? Bien plus , ils ont renié les coutumes religieuses les plus saintes; ils n'ont ni temples, ni sacrifices, ni statues sacrées ^. « Ce qui a été constitué d'une manière o£Bciel]e, dit ce libre penseur, doit être maintenu. Il n'est pas permis de dissoudre les institutions qui ont appartenu de tout temps à un pays'. » Les chrétiens, du reste, n'appartiennent à aucane nation ; ils ne sont d'aucun pays. On ne sait d'où ils viennent. La divinité, quelle qu'elle soit, ne leur a-t-elle pas montré sa défaveur en les accablant de tous les maux? « Ce Dieu qui, à vous en croire, avait promis de combler de bienfaits ses adorateurs, voyez à quoi il leur a servi*! Bien loin d'être possesseurs du monde entier, il ne vous a pas été laissé un morceau de terre, pas même une cabane, et si quelqu'un de vous erre encore sur la terre en se cachant, on le cherche pour l'immoler. Vous êtes les dignes disciples d'un supplicié, voués vous-mêmes aux supplices ^. » Ailleurs, Celse qui sent que malgré tout une mort courageuse honore la doctrine qui l'inspire, oppose au supplice des chrétiens la condamnation et la fin courageuse de Socrate®. Tout imbu de l'orgueilleux
» Contra Cels., VIU, 73. « Id., VIT, 6Î; VIU, 17.
' IIapaX6siv où^ S^tcv eivai Ta èÇ àp^i)*; xaTà t6::ouç v£vo[i.'.cjjtiva. {Id,, Y, 25.) * 'Opaxe 8(ra (i)féX'/)aev èxsivcuç ts xal u\Kdiq, (/c?., VUl, 69.) Wrf., ni, 34. « M., 1,3.