‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 75 sur 277 · CE SONT DES FANATIQUES · texte numérisé non relu

CE SONT DES FANATIQUES

ésotérisme de la philosophie antique qui ne livrait ses secrets qu'à de rares initiés, il prend en pitié une secte où tous les rangs se confondent, et qui se recrute dans les classes les plus basses et les plus -viles. Les chrétiens sont des charlatans qui, incapables de s* adresser à des esprits sages et cultivés, ramassent la lie du peuple sur la place publique, et ambitionnent les suffrages des enfants, des esclaves et des ignorants * . Ils sont en tout point semblables à ces personnages grossiers qui se taisent en présence des hommes intelligents, mais qui font merveille devant les femmelettes; ces vils histrions amènent souvent les jeunes gens à briser le joug de leurs savants précepteurs pour venir les écouter dans le gynécée, dans la boutique du cordonnier ou celle du foulon , parce que là ils parlent seuls et sans réplique ^. Celse fait ensuiteune parodie de la prédication des apôtres du christianisme, et sans le vouloir il rend hommage à leur zèle et à leur courage; car il nous les montre bravant tous les dan;; ers pour proclamer leur foi en tout lieu! Voici le langage qu'il leur prête : « Je suis Dieu ou Fils de Dieu, ou le Saint-Esprit. Je viens, parce que le monde va périr. Et vous aussi, ô hommes, vous périrez à cause de vos iniquités. Mais je voudrais vous sauver Bienheureux qui m'honore Je vouerai aux flammes éternelles tous les autres Ils ajoutent à ces magnifiques

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