EXAMEN DEJLA DOCTRINE CHRÉTIENNE
promesses des choses mystérieuses, fanatiques, obseures, desquelles le sage ne peut tirer aucun sens. Elles se prêtent au contraire à toutes les fantaisies des hommes stupides ou des imposteurs ' . » On voit quel singoUer mélange Gelse a fait de divers textes bibliques. U reproche amèrement à la religion nouvelle de montrer une prédilection étrange aux hommes videnx. Son fondateur a déclaré, en effet, qu*il était venu pour les injustes et non pour les justes. « Quelle est donc cette prérogative des méchants^?» C'était opposer au Christ son infinie charité et reprocher ses pardons au père de Fenfant prodigue. L'homme qui ne comprend pas la miséricorde en Dieu, ne comprend pas non plus l'humilité chez l'homme. « Ceux, dit Gelse, qui jugent équitablement, défendent aux accusés de se répandre devant eux eu gémissements et en Umentations, afin qu'ils ne soient pas conduits dans leurs arrêts par la pitié plutôt que par la vérité. Mais le Dieu de l'Evangile préfère à la vérité une basse adulation^. » Telle est l'interprétation maligne que Celse donne aux plus touchantes vertus des chrétiens. Après les avoir ainsi diffamés, il passe à l'examen de leur doctrine. 111' accuse d'abord d'être variable, inconstante, et de s'être déjà scindée en sectes innombrables. « Au commencement, dit-il, quand ils étaient peu uombreux, ils étaient du même avis. Mais quand ils
« Contra Ce/*., VU, 9.
* Tt^ c3v aiiTïj T} TÛv àjxapTwXwv zpSTiixr^ci;; [ïd. , lll, 64.)
xi;£t. (/</., Uï, 63.)