‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 8 sur 277 · GRAND CREDIT DES MYSTÈRES VENUS D'ORIENT · texte numérisé non relu

GRAND CREDIT DES MYSTÈRES VENUS D'ORIENT

vie. Vaine tentative ! le deruier mot est toujours à la mort. Alors surgit une nouvelle tendance qui se greffe sar des mythes déjà élaborés, mais dont elle élargit et spiritualise l'interprétation. Les mythes d'Adonis et d'Atys roulaient tout d'abord sur la succession des saisons ; ils figuraient la fin lugubre des beaux jours de Tannée et leur renouvellement périodique. Le mythe d'Osiris, en Egypte, recouvrait de plus hautes idées sous des symboles analogues; il représentait le réveil de l'âme dans le pays des ombres. Ainsi la mort n'était pins absolument opposée à la vie : la puissance de destruction revêtait un rôle bienfaisant et ne brisait qu'une enveloppe imparfaite de l'existence. Les mystères grecs que nous avons dépeints avaient saisi cette grande pensée sous sa forme primitive. Les mystères orientaux, dont le développement fut si rapide dans l'empire romain au second siècle de l'ère chrétienne lui firent subir une élaboration qui l'amena au plus haut degré de clarté. La mort produisant la vie, et purifiant l'être qu'elle semblait anéantir, tel fut le principe fondamental de tous les cultes secrets. On ne peut méconnaître, dans de telles idées, l'influence lointaine mais réelle de l'Inde, cette amante passionnée de la mort qui, dans le monde changeant de l'existence finie, n'aime que ce qui nous en fait sortir. On pourrait penser que par ce côté les mystères orientaux se rapprochaient singulièrement du christianisme, qui ne cesse de nous prêcher là nécessité de mourir pour revivre, et qui a une croix pour éten^Jard. Mais l'analogie n'est qu^apparente. Au point de vue de l'Evan-

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