ATTAQUES CONTRE LE THÉISME
rémonies saintes. Entrez dans Tédifice et vous ne trouvez qu'un vil animal, un singe ou un crocodile mis sur Tautel. Encore, en Egypte, n'avons-nous dans Apis ou dans Anubis que des symboles des forces célestes, mais ici le fond de la doctrine n'est que stu* pidité * .
Si Celse juge avec cette sévérité les dogmes qui avaient quelque analogie avec les philosophies ou les religions de l'antiquité païenne, que ne dira-t-il pas de ceux qui sont exclusivement propres au christianisme, et qui se rattachent de près ou de loin à la folie de la croix? Il ne voit en Jésus-Christ qu'un imposteur suivi par d'autres trompeurs qui ne valaient pas mieux que lui. Gomment expliquer autrement que tant d'hommes admettent ce tissu d'absurdité, cette folie sans nom qui s'appelle le christianisme? Celse concentre ses attaques sur son dogme capital, la rédemption, et il lui oppose deux objections qui lui semblent décisives; il l'accuse d'une part de rabaisser Tidée de Dieu par un anthropomorphisme dégradant, et de l'autre d'exalter outre mesure la nature humaine en nous donnant à croire que c'est pour un ver de terre comme l'homme que le Fils de Dieu a abandonné sa gloire, est descendu sur la terre, y a souffert et y est mort. Toute la polémique du philosophe grec roule sur ces deux arguments qui tendent l'un et l'autre à saper les bases <iu théisme.
Celse reproche au christianisme de dégrader l'idée
» Contra Cels.,m, il.