‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 4)Chapitre 84 sur 277 · NEGATION DE LA RÉDEMPTION · texte numérisé non relu

NEGATION DE LA RÉDEMPTION

qoence d'ane telle idée, c*est que ron ne saurait par*

1er de chute et de péché, et que Dieu n'a pas plus

nison de s'indigner contre rhomme que contre un singe

ou tel autre animal ^ La matière, qui est un principe

nécessaire, a seule produit le mal ^. Remarquons, d*ail«

Jenrs, que ce qui nous parait un mal ne Test pas en

réalité ' ; nous ne savons pas s'il n'est pas un bien pour

quelque autre homme ou pour Tensemble des êtres.

les autres objections que Gelse fait valoir contre le

récit de la Genèse ont moins de portée; il accuse Dieu

d'aYoir produit ou provoqué la rébellion de l'homme,

par le commandement qu'il lui a donné , et il impuCe

aa Créateur la faute d'Adam, sous prétexte qu'il

l'avait prévue; car, d'après lui, la liberté ne saurait

subsister intacte en face de la prescience divine^.

En s^attaquant aux dogmes de la création et de la chiite, le philosophe a par là même écarté la rédemption. En effet, s'il est vrai que Dieu ne soit qu'une Uée impalpable résidant an delà des mondes, s'il est vrai que sa grandeur consiste à être préservé de tout contact avec le mondd inférieur, le drame sublime de la rédemption, tel que nous le présente FEvangile, ■*e8t pins qpi'une probmation, il est même impos* sUe de le concevoir un instant. Dieu est le bien, la heantév 1^ félicité; il contient en lui ce qn il 7 a de phis excellent. S'il descend vers les hommes, il faot

« 'ÏAi; xpôszsrai. .[W-, IV, w.

^tf.^VI^O.

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