NEGATION DE LA RÉDEMPTION
qoence d'ane telle idée, c*est que ron ne saurait par*
1er de chute et de péché, et que Dieu n'a pas plus
nison de s'indigner contre rhomme que contre un singe
ou tel autre animal ^ La matière, qui est un principe
nécessaire, a seule produit le mal ^. Remarquons, d*ail«
Jenrs, que ce qui nous parait un mal ne Test pas en
réalité ' ; nous ne savons pas s'il n'est pas un bien pour
quelque autre homme ou pour Tensemble des êtres.
les autres objections que Gelse fait valoir contre le
récit de la Genèse ont moins de portée; il accuse Dieu
d'aYoir produit ou provoqué la rébellion de l'homme,
par le commandement qu'il lui a donné , et il impuCe
aa Créateur la faute d'Adam, sous prétexte qu'il
l'avait prévue; car, d'après lui, la liberté ne saurait
subsister intacte en face de la prescience divine^.
En s^attaquant aux dogmes de la création et de la chiite, le philosophe a par là même écarté la rédemption. En effet, s'il est vrai que Dieu ne soit qu'une Uée impalpable résidant an delà des mondes, s'il est vrai que sa grandeur consiste à être préservé de tout contact avec le mondd inférieur, le drame sublime de la rédemption, tel que nous le présente FEvangile, ■*e8t pins qpi'une probmation, il est même impos* sUe de le concevoir un instant. Dieu est le bien, la heantév 1^ félicité; il contient en lui ce qn il 7 a de phis excellent. S'il descend vers les hommes, il faot
« 'ÏAi; xpôszsrai. .[W-, IV, w.
^tf.^VI^O.