LA CONVERSION ET LA RÉSURRECTION ÉCARTÉES
est rhommo par nature, tel il restera. Faible et miflérahle dans le présent, il n'a pas k attendre de Ta* venir une gloire plus grande; la résurrection des eorps est une fable ridicule. « Les chrétiens, disait encore Celse, sont assez insensés pour s'imaginer que quand leur Dieu aura allumé le feu comme un cuianier et que le monde entier aura été consumé, ils mbsisteront seuls, non-seulement ceux d'entre eux qui TÎYronty mais encore ceux qui seront morts aupaiiTant, et que ceux-ci, revêtus de la même chair, se léLèyeront de terre. Cette espérance couronne digne- Kent une Yie abjecte ^ L'âme humaine pourrait-elle loohaiter de demeurer enfermée dans un corps putrélë? Comment un corps dissous retrouyerait-il sa nature première? Ils répondent, selon leur coutume, que tMit est possible & Dieu, comme si Dieu pouvait faire des choses honteuses ou contre nature. Je ne nie pas qoe Dieu ne puisse accorder à l'âme une vie éternelle ; nais les cadavres sont, selon l'expression d'Heraclite, pfais vils que la boue même. Et l'on attribuerait l'étemité à une chair ainsi mêlée à l'ordure! Une telle duMCy qui est contre la raison, n'est ni dans la volonté, ni dans la puissance de Dieu ^. » IVous retrouvons dans ces mots la pensée prédominante du platolicien, ce dualisme invincible qui empêchait toute réconciliation entre lui et une croyance fondée sur le fliéisme.
* 'Atêj^vûç <7XIi)Ai^|>Ui)v tj V/sizi^. (Contra Cels., \, 14.) U&q ours 8uvi^<J6Ta».. {Id., V, 15.)