PHILOSTRATE
tes idées, tous les mystères, et ne se refusait même fÊB à faine plus d'un emprunt au christianisme. Cette tendance, qui avait fait le succès des mystères de Mi- Usa dans les classes populaires et qui avait produit le néoplatonisme, devait intervenir à son tour dans la Intte contre la religion nouvelle. Essayant de répon- Are aux mêmes besoins, elle ne pouvait tolérer sans ffÉMBtance une rivalité si redoutable ; il ne lui était pas pennis toutefois de prendre une position violemment hostile, elle était condamnée à la largeur par ses prindpes éclectiques, et, à moins de se renier elle-même, eBen^avait le droit de repousser absolument aucune fonne religieuse. La discussion engagée par les reffésentants da cette tendance contre les idées chrétiennes, ne nous rappellera ni l'amertume de Celse, ni llronie méprisante de Lucien ; plus contenue et plus Unie, elle présentait peut-être plus de dangers; elle hiflBait d'ailleurs très Tolontiers à d^autres écoles le ma de tirer les conséquences pratiques de ses attafaes détournées. Un livre très curieux ressuscite pour ■Ms cette polémique timorée et sans franchise : c'est rJKtfotiv d'Apolhmius de Tyane par Philostratc. Aous nons déjà puié du héros de ce roman phiJosophiqie, en traçant le tableau général de ces temps, ■us nous ne nous sommes attaché qu'an fond historiqae du liirre qn'im ribétear habile a recouvert d'one tnme brillante. Koos n'avons pins à nons occuper que de ces end^ellissements légendaires. En effet, ils ont ve bien antre portée que celle d'une composition lîmëndre. Phiiostrrtc est an controvcrsiste démiisé en