‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 100 sur 236 · TOUT FORMALISME ÉCARTÉ DE LA FÊTE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

TOUT FORMALISME ÉCARTÉ DE LA FÊTE CHRÉTIENNE

Pentecôte, était considéré comme an temps de joie pendant lequel on priait debout et on faisait trére an jeûne. Au contraire les jours qui précédaient la Pftque depuis le mercredi de la grande semaine, étaient youés aa jeûne le plus séyère en souTenir de Fagonie, des humiliations et du supplice de la sainte yictime. Le jeûne était absolu pendant le sabbat, anniyersaire de son séjour dans le tombeau. On l'appelait le grand jour de la préparation. La nuit qui précédait Pftque se passait en prières, en saintes lectures et en adoration. Dès Taobe les chrétiens se saluaient par ces mots triomphants : « Le Christ est ressuscité, » et après le baptême des néophytes le repas eucharistique était célébré ayec pompe.

Nous ayons déjà décrit les luttes si yiyes sonlevées entre FOrient et TOccident chrétiens, au sujet de la date de la Pâque, et nous ayons yu la liberté chrétienne triompher de la fausse unité que les éyèques de Borne avaient cherché à fonder prématurément. Bien ne fait mieux ressortir la haute spiritualité qui présidait à la célébration des fêtes chrétiennes, que cette recommandation de la Constitution copte, au sujet da jeûne précédant la Pâque : « Si quelqu'un yoyageant sur la mer, dit notre document, s'aperçoit qu^ii ne se rappelle pas exactement la date de la Pftque, qu'il ajourne son jeûne à la semaine de Pentecôte. Car ce que nous célébrons ce n'est pas proprement la Pâque, mais le type de ce qui nous est promis ^ »

1 Et v,q £V ôaXdTXY) u^uap^wv «Yvoet ty;v tou Tçoc^^a iqfjLspav àXkà TUTîOV TÛv èpxojJiévwv. (Const. Egypt,^ II, 55.)

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